



Plus d’une trentaine de personnes ont plaidé non coupable en bloc mercredi matin à des accusations en lien avec les perquisitions policières dans les clubs Compassion de Montréal. Les 35 personnes arrêtées lors de l’opération policière du 3 juin dernier font face à des accusations de trafic de drogue et de possession simple. Ils comptent invoquer les zones grises qui existent dans la loi actuelle sur l’utilisation médicale de la marijuana. « Le vrai problème est le fait qu’il y a un flou juridique qui existe depuis plus de dix ans, explique Marc Bisonnette, du club Compassion Montréal. La police aurait pu intervenir il y a 3 ou 4 ans si elle le voulait. »
De son côté, le militant pro-légalisation Marc-Boris St-Maurice, également appelé à comparaître, espère que ces démarches juridiques feront progresser sa cause. « Chose certaine, ça va faire avancer le débat au niveau de l’opinion publique, estime-t-il. Par la suite, on souhaite que l’opinion publique se rende jusqu’aux législateurs, et qu’ils réalisent qu’ils seraient peut-être mieux d’encadrer nos activités et de licencier ce genre d’organisme. »
Quelques dizaines de partisans de la légalisation de la marijuana ont profité de la comparution pour manifester à l’extérieur.
Tolérés depuis longtemps par les policiers, les clubs Compassion de Montréal et de Québec, ainsi que trois autres centres de distribution du genre, ont dû fermer leurs portes après l’intervention policière du 3 juin. Les forces de l’ordre ont alors saisi plus de 60 kilos de marijuana et d’importantes quantités d’argent liquide.
Les employés des centres visés par les perquisitions craignent les effets négatifs de ces fermetures sur leurs clients, qui doivent maintenant s’approvisionner en marijuana sur le marché noir, sans assurance de qualité.
La loi actuelle permet aux patients atteints de certaines maladies de posséder et consommer de la marijuana à des fins thérapeutiques, mais la vente de ce produit n’est toujours pas autorisée.
(TVA Nouvelles)
http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/faitsdivers/archives/2010/06/20100623-165427.html